La charpente porte la couverture, et avec elle tout ce que le toit protège. Bois attaqué par les insectes, pièce déformée, assemblage qui a bougé : ces défauts se traitent bien — à condition d’être vus à temps.
Une charpente ne s’évalue pas à l’œil depuis la trappe du grenier. Il faut sonder les bois — un tournevis suffit à révéler une panne creusée par les vrillettes —, examiner les abouts des pièces près des murs, là où l’eau d’une ancienne fuite a pu stagner, et contrôler les assemblages qui reprennent les efforts du toit. Brandon Robert distingue l’attaque ancienne et éteinte, sans gravité, de l’infestation active qui exige un traitement.
Quand une pièce est atteinte, tout n’est pas à jeter : un chevron se double, une panne se renforce par moisement, un about abîmé se reprend par greffe ou par connecteurs. Remplacer entièrement n’est nécessaire que lorsque le bois ne peut plus porter. Ce discernement — réparer juste ce qu’il faut, remplacer quand il le faut — vient de l’expérience de chantier, et il change le coût des travaux du tout au tout.